Sur les traces de Denise et Paul Poiret

Le catalogue « La Création en Liberté, Univers de Paul et Denise Poiret 1905-1928 » (publié par l’étude Piasa, sous l’expertise de Françoise Auguet, à l’occasion de la vente des 10 et 11 mai 2005) allie photographies de qualité et descriptifs indispensables à une bonne compréhension de cette époque charnière de la mode. Plus de cinq cents pièces y sont présentées en détail. Son intro replace le contexte : Denise est une jeune provinciale de 16 ans lorsqu’elle rencontre Paul Poiret. En ambassadrice de son mari, femme active à promouvoir sa couture, Denise Poiret, prendra son indépendance jusqu’au divorce en 1928, et  emportera les vêtements, des tissus et accessoires qui seront gardés pendant deux générations, jusqu’à leur dispersion pour des prix records et une vente d’anthologie en 2005.

Denise Poiret serait-elle comme toutes ces femmes artistes de la fin du XIXe et du début du XXe, ravalées par une Histoire essentiellement masculine au rang de muse en dépit de leur rôle très actif dans création, commercialisation et promotion des activités de leur cher époux ? En vérité, on ne sait pas, à part ses effets, Denise n’a pas laissé de témoignage, ou de manifeste, quant à sa vie auprès de Paul.

Restent des vêtements incroyables , depuis la robe-tunique d’été Delphinium (1912), les tuniques de nuit en linon au décolleté assymétrique, les tenues de fêtes, les créations inspirées par le voyage, les imprimés créés par Raoul Dufy pour le couturier, et la fascination pour une époque qui court du tournant du siècle aux années folles, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat à la Dépression, époque d’émancipation des femmes que Paul Poiret a accompagnée en supprimant le corset et en lançant la jupe-culotte.

Une grande exposition consacrée à Paul Poiret aura lieu au Metropolitan Museum du 9 mai au 5 août 2007.

Remerciements à Françoise Auguet pour le catalogue cité.

Manteau Mandarin, Paul Poiret, 1923

Manteau, Paul Poiret, 1923

2 Réponses to “Sur les traces de Denise et Paul Poiret”

  1. Oui, j’ai vu l’exposition chez Alaia avant la vente à Drouot. C’était magnifique. Mais Françoise
    Auguet a refusé que je filme la vente alors que je me proposais de faire un documentaire sur Poiret.
    Pas très cool/

  2. J’ai vu l’exposition des robes Poiret chez Alaia ainsi que la vente à Drout. Superbe et tellement moderne. Au musée Galliera; il ,y a en ce moment une expo  » Années folles » ou il y a quelques modèles de Poiret ainsi que des photos de ses trois péniches. J’ai oulu filmer la vente de drouot mais franoise Auguet a refusé. Pas vraiment sympa!!

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