Un blog & fin.

Posted in Blogs, Dédicace, Guide, Maintenance, Mondanités, vintage with tags , , on décembre 28, 2008 by parisvintage

Ce blog a vécu, plus ou moins, de 2006 à 2008, plus particulièrement sous Blogspot – il n’est ici que comme sauvegarde. Lorsque je l’avais commencé, c’était pour parler de la mode ancienne, celle, en gros, qui courait des années 1880 à un siècle plus tard.

Je n’aurais jamais imaginé

…Instagram
…Hipstamatic
…Les hipsters tout court
…Les friperies par centaines rue du Roi-de-Sicile comme aux États-Unis, plus ou moins propres, toujours plus chères.

…que Buenos-Aires était la capitale de l’élégance rétro.

…le Color Block magique des 2000 et 10 ou le retour de la robe Charleston en vitrine de grands couturiers, qui malgré les décennies ne va toujours à personne.

Je n’aurais pas imaginé non plus,

…que je guérirais de la maladie qui m’occupait les années où j’ai tenu le blog.
…que je deviendrais écrivain sous de toutes autres latitudes, et un autre nom.
…que je retrouverais le port du jean comme bien plus facile à vivre que les corsets-bottines pourtant si pratiques pour faire illusion.

…que les blogs mode se transformeraient à ce point en mâchoires du marketing pour nous prendre pour des connes, ou des petites filles.
…que j’aimerais toujours regarder les photos du Sartorialist
…et la mode, mais sans trop de façon.

Tous éléments qui prouvent que je n’ai jamais été une  Pythie de la tendance, mais simplement un oeil de passage, d’abord admiratif.

Les posts toujours présents ici sont gardés pour information. Ils correspondent plus ou moins aux boutiques dont je suis certaine qu’elles existent toujours, sauf erreur. Comme je n’ai jamais écrit grand-chose de personnel, je n’ai rien censuré sauf commentaires ad nominem qui m’ont paru hors contexte avec le temps, car je soutiens le droit à l’oubli numérique, y compris le droit à l’oubli des mauvaises critiques, qui correspondent à un moment, une humeur. J’ai aussi enlevé les posts redondants (j’écrivais souvent sur les mêmes adresses et pas toujours à-propos), les notes d’agendas, et un bon millier de fois l’épithète « magnifique »  employé à tout-va.

Mon livre Paris Vintage, édité par Parigramme, est toujours disponible et offre plus d’adresses que ce blog.
Maintenant, il ne suffit pas de regarder le passé pour vivre au présent, alors je fais tout autre chose, mais j’aime parfois remettre le contenu au goût du jour, pour que si par une nuit d’hiver un internaute,etc.

Bonne visite.

Sweet Seventies

Posted in Dépôts-Ventes, Vêtements, vintage with tags , , , , on novembre 1, 2007 by parisvintage

Brigitte, la propriétaire de Vintage Clothing Paris est une ancienne marchande des Puces de Saint-Ouen, ce qui se devine dans l’atmosphère de sa boutique et ses horaires d’ouverture atypiques, uniquement en fin de semaine. Dans un grand espace, elle réunit pièces de créateurs des années 1960 à 1980, et quelques trouvailles plus inattendues telles qu’une magnifique veste de dentelle des années 1890. Elle privilégie les imprimés chics, comme des pièces de Jean Muir ou encore une jolie robe de soirée sans marque des années 1970 tout en papillons fantaisie. Ses goûts parcourent le XXe siècle des fluidités 1930 aux Seventies chics, ambiance Formentera l’originelle. Cette passionnée ne manquera pas de vous renseigner en détail sur les pièces qu’elle propose, avec une amabilité qui ne se la joue pas – même pour vous présenter un Alaïa 1984. Une adresse qui n’oublie pas que la plus belle mode se porte sans outrance.

Vintage Clothing Paris, 10, rue de Crussol, 75 011 (01 48 07 16 40). M° Oberkampf. Ouvert jeu-ven 12h30, 18h30, sam 14-18h.

Très cher chic.

Posted in Accessoires, Dépôts-Ventes on juin 26, 2007 by parisvintage

Les amatrices de Kelly, de Birkin, de mules Chanel ou de valises Vuitton, de tout ce qui claque, se voit et coûte peuvent s’en donner à coeur joie dans une petite boutique ouverte en 2007 à l’ombre de la rue Racine : l’électrique Adrénaline à la jolie façade grise offre de ces trésors dont les prix s’envolent tant ils sont cultes, pour celles qui ne jurent que par les authentiques maroquineries anciennes, griffées, cotées. C’est un style – la boutique propose aussi des vêtements griffés neufs (vive les cadeaux presse et le mannequinat), dont des pièces originales à petits prix. A noter, ce qui ne gâche rien, l’accueil agréable de Sophie Hérail, qui mène le lieu.

Adrénaline, 30, rue Racine, 75 006 (01 44 27 09 05). M° Odéon. Lun-sam 11-19 h. Contact Mail, cliquez ici

[Edit: que de luxe à cette adresse, qui connaît un bon succès chez les fanatiques de it-bags.]

<3 Falbalas Forever.

Posted in Puces, Remerciements, Vêtements, vintage with tags , , , , , , , on août 9, 2006 by parisvintage

Ce serait une adresse en or ne serait-ce que pour la gentillesse de Françoise et l’humour grinçant d’Erwan, mais il faut d’abord parler du professionnalisme des deux passionnés (et leurs – grands – chiens de compagnie aussi stylés qu’une draisienne mais ô combien plus autonomes). Il faut y aller, tomber sur le drapé d’une robe années 40 rebrodée de perles à la taille, d’un luxe si rare pour ces années sombres qu’on ne peut s’empêcher de s’interroger sur sa première propriétaire. Y retourner, et enfiler une jupe en raphia italienne des années 50, dont la matière ajoute encore de l’effet à l’ampleur de bal. Ou emporter cette veste rouge américaine au col signé d’un nœud joyeux comme l’après-guerre. Cotons, ottomans, lins et crèpes, une touriste allemande emporte une robe 19Soixante structurée comme un Kubrick, des antiquaires étrangers discutent à chaque chapeau la qualité d’une doublure, et un fétichiste-quoiqu’un-peu-grassouillet rêve à la gaine de sa grand-mère. Voilà Falbalas, un lieu unique, paradis terrestre pour l’histoire de la mode, ouvert aux curieux comme aux spécialistes, aux néophytes, aux coquettes et aux investisseurs. Cette adresse en quelques années s’est imposée comme le phare d’un vintage tradi, spécialisé, mémorable – et il se chuchote même que dans le monde entier, on en trouve peu d’équivalent.

Attn. Fashion-curious and collectors, preppy daisies and hip bikers: this shop is the only place you need to check on a short trip.

Falbalas, Marché Dauphine stand 284-285, 140 rue des Rosiers, Saint-Ouen. & FashionIsDead, le blog d’Erwan de Fligué.

I’m in Training, Don’t Kiss me – Rions (encore) avec le salon du vintage.

Posted in Arnaque, Brocante, Salon du vintage, vintage with tags , , , , on octobre 17, 2008 by parisvintage

Claude Cahun, I’m in Training, Don’t Kiss me

aka: « Salon du Vintage : un nouvel art de vendre aux idiots la mémoire qu’ils n’ont pas. » >>> Go somewhere else comme sur la brocante Fifties Sound ou aux bien achalandées Puces du design.

Puces and Love !

Posted in Mondanités on octobre 7, 2008 by parisvintage

J’adore le thème annoncé par les Marchés Paul Bert, Serpette et Rosiers (Saint-Ouen), pour la nuit des Puces : « Puces and Love » ! Et en plus, la programmation musicale est assurée par l’excellente équipe du centre culturel Mains d’Oeuvre, ce qui ne manquera pas de donner une petite touche sympathique à l’événement !

Note : j’ai reçu quelques invitations pour la Nuit des Puces. Si une fidèle lectrice se manifeste (Je parle au féminin, à l’image du public majoritaire du blog) je peux en donner une ou deux.

La Nuit des Puces est un événement très convivial.

———–EDIT du 15 octobre 2008—————

Un certain nombre d’entre vous m’ont contactée via commentaire ou mail mais… aucune n’est venue récupérer d’invit ! Et bien, tentez de faire mieux l’an prochain, car la Nuit des Puces est VRAIMENT sympa ! Une p’tite coupe de champagne par ci, un amuse-gueule par là, un peu de fanfare et les marchés illuminés, c’est une atmosphère très agréable. Merci aux marchands qui m’ont fait parvenir des cartons.

Les travestis, experts en histoire de la mode.

Posted in Souvenirs Interlopes, Travestissement on septembre 28, 2008 by parisvintage

Oui, oui, et ceci n’est pas du second degré. C’est ce qui m’a traversé l’esprit en lisant la nécrologie publiée dans Libération sous la plume des excellents Gérard Lefort et Olivier Séguret (pas de lien, ça ne marche pas, mais je remercie Amélie des Puces de Vanves, toujours fidèle, qui me l’a transmis), et surtout l’excellent post de Serge Toubiana et les commentaires afférents.

Il s’appelait Marc, elle s’appelait Maud Molyneux. La même personne, qui n’hésitait pas à chausser talons aiguilles et revêtir robes de princesse, malgré une pilosité tout-à-fait visible, en particulier une barbichette (qu’on appellerait peut-être un bouc aujourd’hui ?)

Maud Molyneux connaissait la mode (sa plus fameuse citation : « C’est tellement sorcier qu’on pourrait croire qu’ils se sont mis à trois pour créer: Yves, Saint et Laurent. »), ne manquait pas d’humour (« une envie de plissé »), et était apparemment capable de décrire à la pince près n’importe quel costume de cinéma un tant soit peu signé.

La mode, cette théorie du mauvais genre.

remember Pierre Molinier. Copyright La Bourette.

Photo: La Bourette.

Presse

Posted in Blogs, Presse, vintage with tags , on septembre 10, 2008 by parisvintage


Télérama Sortir de cette semaine publie un article très élogieux sur Paris Vintage. Je remercie aussi Amélie des Puces de Vanves qui me l’a envoyé !

Emmaüs rue d’Alesia

Posted in Brocante, Fripes, Vide-Grenier with tags , , , on septembre 3, 2008 by parisvintage

Bonne nouvelle pour les amateurs de très bonnes affaires : une nouvelle boutique Emmaüs dédiée aux vêtements a ouvert rue d’Alésia, c’est la première de ce genre Rive Gauche (une autre existe pour les meubles et divers, sans compter le grand espace récemment développé, mais Rive Droite, au 104, dédié à la déco).
Emmaüs, c’est vraiment pas cher, les vêtements sont nettoyés et bien rangés (pas comme chez certains fripiers célèbres), et l’assoc’ oeuvre encore (avec quelque houle occasionnelle) pour la réinsertion sans discrimination. Y aller n’est pas une garantie de tomber sur du vintage, mais on peut quand même y faire quelques trouvailles comme une robe en soie sauvage des années 1950, très bien coupée et réalisée (…7 euros 50) ou même un sac Chanel (lors des ventes spéciales, chaque saison, dates à vérifier sur le site.)
Il faut y aller souvent, et ne pas oublier d’observer les vitrines où les plus belles pièces sont souvent mises en valeur.

Ça peut avoir l’air cheap, mais un signe ne trompe pas : certains marchands tout à fait en vue y chinent l’air de rien, déguisés en passants pauvres sous des impers informes.

Emmaüs, 191 rue d’Alésia, 75 014. M° Plaisance. Ouvert du mardi au samedi de 11 à 14 h et de 14h30 à 18 h30.

Magic-City

Posted in Souvenirs Interlopes on août 5, 2008 by parisvintage

Une découverte : le site de l’agence photo de la Réunion des Musées Nationaux propose un fonds documentaire de quelque 440 000 images des collections de tous les musées de France.

Un moteur de recherche permet une sélection par mot-clef et époque. Ainsi, une recherche « mode » et « vingtième siècle » donne 493 résultats : Audrey Hepburn photographiée par Raymond Voinquel, jeune fille en robe fleurie des années 1910 (par Robert Adamson), 1960 vu par William Klein…

Parmi les portfolios proposés, figure en bonne place celui de Brassaï sur le Paris Secret des années 1930. Le Magic-City accueillait alors le « Bal des Invertis », et autres Mardi Gras où se retrouvaient les homos. Beaucoup d’hommes se travestissaient, se maquillaient… Les lesbiennes apparaissent aussi, dans ce qui ressemble à nos couples Butch/Femme contemporains, Garçonnes veillant sur leur nymphe.

Le hasard – ou la perversité des occupants – fit que le Magic City, qui se situait au 15, rue Cognacq-Jay, fut transformé en 1943 pour accueillir la « Fernsehsender Paris », ou Paris Télévision, chaîne de télévision de propagande du pouvoir hitlérien. La rue Cognacq-Jay gagna la renommée cathodique qu’on sait en faisant oublier sa naissance nazie, et encore davantage son passé de lieu libre.

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A lire : Les Oubliés de la Mémoire, de Jean Le Bitoux (Hachette Littérature). C’est l’une des rares ressources grand public sur la répression et la déportation des homosexuels sous l’Allemagne nazie. Des ressources Internet sont disponibles sur le site du Mémorial de la Shoah.